poème kat-kar 1

Rencontre

Une ravissante jeune femme passait devant moi
Mes membres frissonnaient ainsi que mes doigts
C'était la première fois que je la voyais
Mais déjà je sentais que le courant passait

Je ne pus m'empêcher de retenir sa manche
Mes mots, virevoltant à la vitesse d'une lumière blanche
Glissaient de mes lèvres pour se poser sur les siennes
Et déjà je prévoyais un grand et bel hymen

Elle chercha ensuite à découvrir ma personnalité
Nos voiles respectifs commençaient à tomber
Même mes intimités les plus profondes
Glissaient entre les doigts de cette sulfureuse blonde

Je me retrouvais complètement à nu
Mais mon plaisir n'en était pas confus
Bien au contraire, je la regardais faire
Et j'admirais son aisance exemplaire


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# Posté le mercredi 13 juillet 2005 12:47

Modifié le mercredi 27 juillet 2005 13:35

apologue 2

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Le dauphin et les seiches

Il y a presque deux mille ans,
Perdue au fond de l'océan,
Une petite tribu de seiches
Redoutait beaucoup qu'on les pêche.
Cette peur venait de leur roi,
Il restait toujours sous son toit.
Il avait connu un poisson,
Qui ayant mangé un hameçon,
S'était retrouvé enchaîné,
Dans un grand et sombre filet.
Il ne l'avait jamais revu
Et avait ensuite défendu,
A tous les malheureux sujets,
De s'éloigner de la cité.
Mais au bout de quelques années,
Toutes les seiches en eurent assez;
A force de broyer du noir,
Elles nageaient en plein désespoir.
L fils aîné de son altesse,
Ne supportant plus cette tristesse,
Alla dans le village voisin
Pour parler au roi des dauphins.
Cet admirable dauphin blanc,
Prenant pitié de cet enfant
Et voulant se sentir utile,
Aida ce peuple en péril.
Il fut emmené vers le roi
Et un ton des plus adroits,
Pour remédier à leur soucis,
Celui-ci s'avança et dit :
"Oublie tes visions pessimistes
Et pense plutôt à un pianiste
Qui faisant danser des notes
Se libèrent de ses menottes
Pour laisser s'évader son esprit
Vers un avenir qui lui sourit!"
Le roi des seiches avait honte,
Il s'était enfin rendu compte,
Qu'en voulant la sécurité,
Il avait en fait usurpé,
Sa liberté des citoyens.
Il rendit à son peuple ce bien
Et les seiches vécurent en paix
Sans que nulles ne soient attrapées.
Le sage dauphin rentra chez lui,
Sa mission étant accomplie.

Voir, sans cesse la vie en noir,
N'apporte aucune lueur d'espoir
Et même si la survie n'a de prix,
Il faut profiter de la vie.


par : @lepoete88@ ---->> VOTE POUR MOI

# Posté le mercredi 13 juillet 2005 12:45

Modifié le mercredi 27 juillet 2005 13:35

Apologue 1

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Le singe et le corbeau


Il y a ceci quelques jours,
Dans un petit zoo alentour,
Venait de naître un babouin.
Il restait toujours dans son coin
Mais dès la venue d'un passant,
Il se levait brusquement
Et dansant avec aisance,
Il inventait des grimaces.
Il émerveillait les enfants,
Ne déplaisait pas aux plus grands
Et projetait dans tous les c½urs,
L'illusion d'un immense bonheur.
Seulement derrière ses barreaux,
Il rêvait d'être un corbeau
Pour pouvoir se laisser porter
Vers un avenir désiré.
Cet oiseau au plumage noir
N'était pas l'ombre du désespoir,
Malgré ce que l'on pouvait croire,
C'était une lueur d'espoir.
Ce petit singe illuminant
N'était en fait que le semblant
D'une grandissante rage,
Qui, malgré son tout jeune âge,
Naissait au fond de son c½ur,
En le remplissant de malheur.

Le triste reflet du corbeau
Est comme la joie émise par le singe;
Ce ne sont rien que des mentaux
Cachant la véritable image
De leur moi intérieur enfoui dans leur c½ur.
A juger de l'apparence,
On prend souvent des distances
Entre ce que l'on veut penser
Et la vérité.


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# Posté le mercredi 13 juillet 2005 12:41

Modifié le mercredi 27 juillet 2005 13:35